Diapason magazine

5diapasonDès l’entame de l’opus 77 n°1, l’auditeur est happé par la tension qu’impriment les membres du quatuor Edding à cet Allegro d’esprit ludique et d’une grande complexité rythmique. La suite ne déçoit pas : aux textures savoureuses de l’Adagio succède un Menuetto tourbillonnant jusqu’à prendre l’allure d’un scherzo. Logiquement, le Finale doit être encore plus rapide : surprise, il l’est bien, au fil d’une sorte de mouvement perpétuel euphorique.
Dans l’opus 77 n°2, les Edding ne perdent pas de vue la cohérence du discours ni la lisibilité des thèmes, et enchaînent superbement les cellules rythmiques de l’Andante (magnifique dialogue violon-violoncelle à 5’) après un Menuetto gorgé d’humour.
Nous dirons enfin que l’opus 103 possède ce qu’il faut de verve et de lyrisme pour emporter notre adhésion.