Fanfare: James H. North

[…] Mais c’est l’interprétation des Edding de l’op. 103 qui fait de ce disque un incontournable pour les amateurs de Haydn. Le tempo allant avec lequel ils exécutent l’Andante grazioso initial et la riche palette de couleurs offerte par les cordes en boyau nous emmènent au plus profond de l’œuvre. J’ai depuis toujours eu la sensation que Beethoven avait autant influencé Haydn que l’inverse (malgré les problèmes dans leur relation personnelle), et cette version, appuyant cet argument, rend tous les autres enregistrements que je connais pâles en comparaison. Le Menuet est également exécuté plus rapidement qu’à l’habitude, ce qui le rend d’autant plus fort. Ces deux mouvements, contemporains de la deuxième symphonie de Beethoven, nous font entendre Haydn au sommet de son art.
Bravo au quatuor Edding, et à Et’cetera !